Ma descente aux enfers ...

Mon histoire



Je m'appelle Poppy et j'ai maintenant 16 ans.
J'ai toujours échoué tout ce que j'entreprenais.

J'ai toujours été "l'intello de la classe", pourtant, je n'ai jamais étudié de ma vie.
C'est surprenant, oui je sais, mais être intelligente, laide, et timide... je vous laisse
imaginer...

J'étais la cible des moqueries, je n'avais aucun véritable ami.

J'étais heureuse. Grassouillette à tendance boulimique, mais heureuse.

J'avais 12 ans.



L'année suivante, nouvelle école, beaucoup plus grande je dois dire.
Les critiques ? 1000 fois pire. Mais le seul point positif : J'ai rencontré
ma meilleure amie.

Les moqueries étaient de plus en plus blessantes, mais je ne me plaignais pas
Je n'ai jamais crié : Mais pourquoi moi ?
Alors que certaines filles étaient beaucoup plus laides et grosses que moi..

Chez moi, mon père, alcoolique, était tout le temps saoul.
Et ma mère, atteinte de folie, pétait un câble presque chaque soir.
Moi ? Enfermée dans un placard, mes écouteurs dans les oreilles,
mon ordi sur les genoux, j'étais seule.

Je n'étais plus "l'intello de la classe" j'étais juste : Celle qui fiche rien
mais qui se tape des bonnes notes.

C'était l'année de mes 13 ans.



Mes 14 ans ont été une année "noire".

Début de la mutilation et du tabac.
Une seule vraie amie en stock, mais jamais,
Oh non jamais, je ne lui racontais ma vie de famille.
Je dois déjà supporté ça à la maison, et si je devais encore
m'en plaindre...

L'école ? Les critiques ont augmentée encore plus.
A ce qu'il paraît, je m'habillais en noir pour faire
genre d'être dépressive... Hahaha laissez-moi rire !
Ce que les gens peuvent être cons parfois...
Ils me font rire tellement ils sont pathétique !
Ils croyaient connaître ma vie, alors qu'ils
ignoraient tout ce qu'il se passait...

Et puis les profs s'en mêlent... On me conseille
d'aller voir un psy car "je ne souris pas",
mon "attitude est inquiétante", je ne me
"mélange pas aux autres". Je n'ai jamais
consulté un psy de ma vie, mon jugement
était simple : Ils ne peuvent pas comprendre,
ils ne l'ont pas vécu.

La descente aux enfers continue : Découverte
du monde pro-ana. Pour être honnête, quand
j'ai commencé ce "régime miraculeux" ce n'était
pas pour moi. C'était ma manière d'extérioriser mon
mal être. De dire : "Regardez comme je souffre,
tout ça c'est à cause de vous !"

Mais je me suis vite perdu là-dedans, je
voulais me sentir belle, j'étais devenue
obsédée par ça, c'était le seul moyen de
me garder en vie. De me dire que si j'étais
belle, je serais heureuse....


Puis mes 15 ans sont arrivé...

Ma mère devenait de plus en plus cinglée,
je ne lui parlais presque pas, de peur d'affronter
ça fureur.. J'ai toujours eu un côté assez lâche..
Je devrais la supporter jusqu'à ma majorité, mieux vaut
m'éviter un séjour aux urgences..

Mon père, ne se stoppe pas sur l'alcool, mais un accident
lui vaut un arrêt de travail temporaire..
Je peux vous avouer que les mois pour lui passer à l'hôpital
n'ont pas été facile à vivre pour moi... Mon père avait beau
être alcoolique, il me défendait face à ma mère (même si
parfois c'était vraiment un gros connard avec sa famille)
Et mon frère, passait son temps à sortir pour ne pas affronté
la vie de famille, lui au moins, il a une vie...

J'étais seule, ayant fait un gros effet yo-yo avec mes kilos
perdus. Ma mère s'en foutait de moi, sauf pour me trouver
un 8949343 ème défaut à critiquer... Et à l'école, ma réputation
ne c'était pas améliorée, à mon grand regret... Ma vie
n'a été qu'une suite d'échec...

Ma seule réussite ? Un test pour entrer dans une école d'art prestigieuse.
Le problème ? Trop cher...

Et une année sabbatique pour Poppy, une !



Et puis enfin mes 16 ans...

C'est pas mon égoïste de mère qui aurait dépenser de l'argent
pour m'envoyer dans une école d'art privée... Donc.. un an a
rester à la maison... Au moins j'ai plus eu besoin d'affronter le
regard des autres... Même pas celui de ma meilleure amie, puisqu'elle
est partie en Angleterre pour une année... Je ne me suis jamais sentie aussi
seule... Je me laisse crever à petit feu..

J'ai passé un examen pour entrer dans une école d'art gratuite...
Réponse ? "votre niveau est insuffisant"
Laissez-moi rire... mon entourage me disait que j'avais un véritable "don"
pour le dessin... C'est pas comme si j'avais été admise dans l'école d'art la
plus connue de mon pays y a un an, hein !

C'est moi qui joue la parano ou c'est encore une histoire d'apparence physique ?
Hein, quoi ? Une fille de Facebook dans me connaissance à réussi le test ? Un
peu de curiosité, et je vais voir : Poupée gonflable, dessin ? Pas exceptionel...

Ca peut paraître pour de la jalousie, mais ça n'en est pas... Je ne me crois pas
mieux et au dessus de tout le monde.. Je connais mes valeurs et mon niveau.
Jamais je ne serais aller pleurnicher parce qu'une école ne veut pas de moi.

L'art pour moi c'est terminé.

Le retour de mon anorexie en masse...

Ma façon de montré aux gens que je suis dégoutée de la vie..
moi qui était presque guérie...




Live Fast And Die Too Soon


25/03/2011
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